Diarrère, 25 septembre 2025 – Trois journées de formation ont récemment mobilisé 75 maraîchers, dont 12 femmes (16 %), sur les sites de Gadiack 1, Ngouye et Sobème, dans la commune de Diarrère. Organisées avec le soutien technique et financier d’Enda Pronat, ces sessions ont été conçues pour répondre aux préoccupations exprimées par les producteurs lors des Champs École Paysans (CEP).
Des objectifs centrés sur la résilience agroécologique
L’objectif principal de ces sessions était d’accompagner les maraîchers dans la mise en œuvre de stratégies d’association culturale efficaces, répondant à plusieurs défis clés :
- Réduction de la pression des ravageurs grâce à des combinaisons de cultures réfléchies,
- Diversification des productions pour mieux sécuriser les revenus,
- Amélioration de la fertilité des sols par l’intégration de plantes fertilitaires,
- Optimisation de l’usage de l’eau, particulièrement crucial en période de contre-saison.

Des contraintes bien identifiées
Les participants ont mis en lumière plusieurs contraintes majeures affectant la productivité :
- Infestation par les nématodes, principale cause des pertes de rendement,
- Pourriture des légumes tels que le piment et la tomate,
- Présence accrue d’insectes nuisibles, notamment les mouches blanches et les chenilles.
Des solutions adaptées et écologiques
Grâce à l’expertise mobilisée par Enda Pronat, des solutions agroécologiques ont été rappelées et approfondies. Il s’agit notamment de l’usage de préparations naturelles à base de neem, d’ail et de piment, faciles à produire localement et peu coûteuses. Si leur efficacité est bien avérée en période de contre-saison, certains témoignages ont souligné leur efficacité moindre durant l’hivernage, posant ainsi les bases de futures réflexions collectives.
L’association culturale au cœur de la stratégie
Un des points forts de la formation fut l’approfondissement des pratiques d’association de cultures, avec une combinaison de dix spéculations maraîchères, choisies selon :
- Leur famille botanique pour limiter les effets d’accumulation de ravageurs spécifiques,
- L’usage de plantes répulsives comme le basilic et la menthe, connues pour leur capacité à éloigner certains insectes,
- L’intégration de plantes fertilitaires comme le Leucaena et le Pois d’Angole, riches en azote, qui permettent de régénérer naturellement la fertilité des sols.
Un engagement pour le développement durable
Ces formations s’inscrivent dans la vision portée par Enda Pronat : promouvoir une agriculture durable, résiliente et respectueuse de l’environnement, tout en renforçant les capacités locales. L’approche participative adoptée, basée sur les savoirs paysans, favorise une appropriation réelle des techniques par les communautés.
À travers cet appui technique et financier, Enda Pronat réaffirme son engagement aux côtés des producteurs de la commune de Diarrère, pour une transition agroécologique inclusive qui met l’humain et l’environnement au centre des priorités.